Adresse : 58210 CHAMPLEMY
Etat-civil : né le 02/05/1912 à PARIGNY-les-VAUX (Nièvre).
Veuf.
Deux filles : Denise et Françoise et deux petites filles
Passions : curiosité maladive pour tout : « Rien de ce qui est humain ... etc. »
Emerveillé par le vol des oiseaux.
Passion du vol : même enthousiasme qu'à 20 ans, quoique légèrement tempéré par ma
longue expérience
Profession : Ingénieur « Arts et Métiers » (promotion CHÂLONS 1930-1932).
Retraité « Aviation » et « Machines Agricoles ».
A ce titre je participe à la levée au 1/1000 ème des gorges du RHONE sur 10 km (projet du barrage de GENISSIAT).
Souvenir marquant, entre autres, de cette mission : une station sur le haut du clocher de BELLEGARDE (Ain)avec mon patron pendant une matinée, par – 17° ! Lui connaissait le froid : frais émoulu de Polytechnique de SAINT PETERSBOURG, arrêté par les Bolcheviks en 1917 alors qu'il faisait le tracé du pipe-line de BATOUM à BAKOU, il se retrouva, dans le CAUCASE, à 2000 m d'altitude, en plein hiver,
avec seulement sa chemise sur le dos !
En mai 1935 : pas de boulot ( tout comme de nos jours !). Par hasard, je suis embauché à l'atelier de l'usine HANRIOT (pionnier de l'aviation) à BOURGES à 5,25 F de l'heure ! ( pointage à la pendule).
Cadres-ateliers : anciens ouvriers-serruriers.
Directeur : ancien adjudant, moniteur-pilote à l'école HANRIOT.
Pilote d'essais : Marcel HAEGELEN, authentique héros de la guerre 14-18.
Nationalisations de 1936 : FARMAN (Billancourt) + HANRIOT (Bourges) deviennent la SOCIETE NATIONALE de CONSTRUCTIONS AERONAUTIQUES du CENTRE.
Promotion : me voilà désormais « Attaché à la Direction du Contrôle », fonction polyvalente, payé au mois... mais semaine de 40 heures !
Poussé par un furieux besoin d'activité, j'entraîne une équipe de copains à construire, en 4 mois, un « Pou du Ciel » qui vole à NEVERS en 1936. Le Pou était indésirable à BOURGES : « Pas d'ailerons, pas de défense, vous allez vous casser la gueule ! ».
Un ancien pilote d'AVORD, qui avait monté une école de pilotage avec 3 « CAUDRON 109 / SALMSON 40 CV » nous avait,lui, accueillis à NEVERS. Nous passions les week-end à NEVERS et, en semaine, je volais, en double commande, à BOURGES, d'abord sur « HANRIOT 3211 » (à moteur rotatif Rhône 80 CV ... et 6 litres d'huile à l'heure !), avec FOUCAUD comme instructeur, qui deviendra un as de NORMANDIE-NIEMEN", puis sur « HANRIOT 410 / Lorraine 110 CV ».
A NEVERS, j'ai volé sur « CAUDRON LUCIOLE 100 CV RENAULT », avec mon camarade LAURIN.
Il m'emmena, un jour, à SAINT-AUBAN sur DURANCE, centre récent de VOL à VOILE ... et je me retrouvai, pour la première fois, tout seul en l'air, sur planeur "AVIA XI A" .
Après avoir établi les dessins permettant de réparer les 3 premiers « CURTISS P 3611 » ayant livré combat début octobre 1939, (personne, à l'usine, ne voulait s'en occuper !), je fus muté à l'usine de FOURCHAMBAULT, en janvier 1940 et promu "Attaché auprès du Directeur", un ancien ingénieur de l'usine de BOURGES.
J'étais surtout chargé de l'école d'apprentissage. N'étant pas d'accord avec
la philosophie prônée par les Allemands, je quittai l'usine en juin 1940, dès leur arrivée dans le pays, bien que la Direction m'eût proposé la fonction de « Chef de Contrôle » !
Par hasard, encore, je repris, à CHAMPLEMY, une vieille affaire de Machines Agricoles qui avait introduit « Mack Cormick » dans la Nièvre en 1900 ! Je n'avais, évidemment, pas un sou, mais il y avait, deux enclumes et deux forgerons : cela compensait !
Mon épouse se transforma en cuisinière dans le vieil hôtel attenant à la forge. La voyant faire la vaisselle, le feldwebel allemand, venu m'espionner, s'écria : «C'est votre femme ? Pour une Française, elle est vraiment courageuse ! ».
Ce zèbre, journaliste à HAMBOURG, était anti-nazi et avait un frère Jésuite.
J'ai contribué à faire passer les paysans nivernais de l'âge magique à l'âge technique. J'ai vu disparaître, en 10 ans, les chevaux et les derniers boeufs de trait. J'ai surtout admiré les artisans et un « Compagnon-Charpentier »
au village.
Ces hommes qui faisaient tout à partir de rien m'ont beaucoup appris. De nos jours, il arrive, hélas, que des hommes qui ne font rien à partir de tout, soient assez souvent admirés !
La nostalgie de l'Aviation m'habitait : j'avais connu la famille JO(ly)DEL(montez), à BEAUNE, en février 1949.
Les dessins du « Bébé JODEL » dormiront 35 ans dans un placard et, une fois à la retraite, (en 1984),je me mis à le construire en optant pour le profil d'aile 43012 : Jean DELEMONTEZ m'avait fait parvenir les cotes de ce profil qui équipe les « DR 400 » actuels.
Mon « Bébé JODEL » a eu 10 ans le 19 mai 1996 (400 heures de vol actuellement !)
.Papy BOYINGTON casqué, est en train de s’enfiler dans le cockpit du « Bébé JODEL » : le moteur tourne et le fidèle Thierry maintient la queue de l’appareil !
J’ai eu le privilège, en 1995, d’assister sur le terrain de CHAMPLEMY ( terrain privé que j'ai créé il y a maintenant 31 ans dans le but d'accueillir tous les amoureux du Sport de l'Air) et devant nos amis suisses (châtelains du village, et pilotes confirmés !) à une démonstration époustouflante du prototype de la Souricette, avec Willy GRUHIER aux commandes.
L'ami Willy signala l'existence de la piste de CHAMPLEMY à « Air Souris Set » qui décida d’y organiser son premier Rassemblement national.
C'est ainsi que j'ai eu le très grand plaisir de faire la connaissance d'une partie des membres de l’association, et de Michel BARRY, en particulier, que je ne connaissais que de réputation.
Je revivais le renouveau de l'Aviation populaire de mes années de jeunesse grâce à la « Souricette » de Michel BARRY et à la sympathique Association « Air Souris Set ».
Autre grand plaisir l'on me nomma Membre d’Honneur (*) d’ « Air Souris Set ». Sachez que cette distinction me touche beaucoup et que je ferai tout mon possible pour en être digne.
(*) : l’équipe d’Air Souris Set, m’a aussi, malicieusement ,surnommé « Papy BOYINGTON » !
D'après la rubrique « ki-é-ki-é-ki–fé-koi » du bulletin Air Souris Set n°7
Tel est notre « Papy BOYINGTON » !
Si vous êtes de passage dans la Nièvre, n’hésitez donc pas à aller le saluer, il vous accueillera à bras ouverts, surtout si vous vous recommandez d’ « Air Souris Set ». Je tiens toutefois à vous prévenir : notre « Papy BOYINGTON » est un redoutable « bavard » ( ne prenez surtout pas ce mot dans son sens péjoratif !) : il connaît tellement de choses, il éprouve un tel plaisir à les partager, que lorsque vous serez « accroché », il vous sera extrêmement difficile de « faire le break » !
Allez donc saluer notre « Papy » BOYINGTON, à CHAMPLEMY, vous ne le regretterez pas .
(*1) sur les documents américains, « PAPPY » est orthographié avec deux P ! J’ai donc conservé cette orthographe quand il s’agit de « Pappy BOYINGTON », le vrai ou celui du feuilleton télévisé. Par contre, pour désigner notre « Papy BOYINGTON », j’ai conservé l’orthographe « franglaise » avec un sel P !
(*2) La véritable histoire de Grégory « Pappy » BOYINGTON a été mise en ligne sur « Halo-Souris ».
(*3) Voir fichier « Les Têtes brulées », mis en ligne sur « Halo-Souris ».
(* 4) Voir fiche « ki-é-ki-é-ki-fé-koi » Louis DEVALLERIE, mise en ligne sur « Halo-Souris »
Le Bébé-JODEL de notre « Papy BOYINGTON »,
à l’origine immatriculé avion sous le N° : « F-PYSR »,
est identifié désormais sous le N° « 58 FG »,
En 2002, Papy a fait classer, sans difficulté,
son bébé JODEL avion en ULM,
sans difficulté.
Effectivement, le « 58 FG » décroche à 50 km/h au badin soit 55 km réels !